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Discours de Monsieur Guy Marotte, Maire de Sommières, le 8 Mai 2011

Discours de Monsieur Guy Marotte, Maire de Sommières, le 8 Mai 2011, devant le Monument aux Morts, Quai Cléon Griolet, à Sommières

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« Mesdames, Messieurs,

 

Il y a 66 ans, le 8 mai 1945, au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, les combats prenaient fin partout en Europe.

 

Pour nous, Européens, cette date signifie la fin de la seconde guerre mondiale. Pourtant, les, alliés, engagés dans un conflit mondial, contre les puissances de l’axe fasciste, allaient poursuivre leur combat jusqu'à la capitulation du Japon le 2 septembre 1945. Finalement et heureusement, la liberté a triomphé de la barbarie.

 

En ce jour, nous rendons hommage et perpétuons le souvenir de tous ceux et celles, venus d'horizons et de pays différents, qui ont combattu et sont morts au nom de la liberté, mais aussi de toutes les victimes de cette tragédie.

 

 

Car ce conflit mondial fut avant tout marqué par une véritable hécatombe démographique: plus de 50 millions d'êtres humains périrent durant cette sinistre époque, soit 6 à 7 fois plus que lors du premier conflit mondial.

 

Aux victimes militaires des combats viennent s'ajouter les pertes civiles dans les bombardements, et bien sûr les victimes des génocides.

 

A ces chiffres s'ajoutent enfin 35 millions de blessés et plus de 3 millions de disparus.

 

Comment ne pas se souvenir ? Comment ne pas se recueillir ?

Comment ne pas s'incliner devant ces dizaines de millions de victimes, ces vies anéanties, brisées, ces indescriptibles souffrances ?

 

« Par-delà le passé où sont nos souvenirs, le futur où sont nos espérances, il y a le présent où sont nos devoirs ». Beaucoup d'années sont passées depuis ce constat dressé par Lacordaire.

 

Ainsi, si douloureux soit-il, le rappel des souffrances des générations qui nous ont précédés doit baliser le chemin de nos réflexions et inspirer le sens de nos actions.

 

Ces souvenirs terribles, nous devons les transmettre avec d'autant plus de conscience que la perpétuation de la mémoire s'étiole au fur et à mesure que disparaissent les derniers témoins de la seconde guerre mondiale.

 

Il faut le rappeler avec force : des hommes se sont levés, des hommes ont refusé de se soumettre.

 

Des milliers d'anonymes qui ont continué le combat., qui ont souffert derrière les barbelés des camps, qui ont entretenu la flamme de la résistance en consentant des sacrifices inouïs, le plus fréquemment celui de leur vie. Cette cérémonie que nous célébrons ensemble est bien évidemment d'abord la leur.

 

En ce jour de commémoration de la victoire des valeurs de la République et de la Démocratie sur la barbarie, la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme, hélas toujours prêts à resurgir, les illustrations ne manquent hélas pas, méditons cette pensée du résistant emblématique que fut Pierre Brossolette: «Ce que nos morts attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan.»

 

Aussi, la tête haute, riche de nos convictions républicaines, nous pouvons affirmer que le 8 mai devient, et chaque année davantage, le moment de symboliser et de rappeler ces valeurs de respect et de dignité tirées des leçons de notre Histoire qui doivent être transmises de générations en
générations.

 

Nous devons nous souvenir aujourd'hui, demain, toujours, de ce que signifie ce 8 mai 1945.

 

Souvenons-nous et n’oublions jamais.

 

Vive la Paix, vive la République, vive la France. »